Goma Danse Festival : Un gros casting, rien que pour Goma

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Depuis 7 ans, les amoureux de la danse de la République Démocratique du Congo et ceux d’ailleurs se familiarisent avec des danseurs qu’ils n’avaient l’habitude que de voir à la télévision. Ce, dans le cadre de « Goma Danse Festival », un évènement annuel qui met en lumière la ville de Goma sous d’autres aspects que ceux d’une ville en proie aux guerres.

« C’est très rare, surtout ici en Afrique… »

Ali Ramdhani dit « LILOU » fait partie de ce casting de rêve qui anime, aux côtés des jeunes danseurs de Goma la 7 ème édition de Goma Danse Festival. Pour cette star mondiale de la danse, * »c’est un fait rare d’avoir une telle brochette de danseurs de renom pour une seule activité et dans une même ville, surtout ici en Afrique. Les gens qui voient mes vidéos me demandent tous comment Goma a pu rassembler tous ces immenses danseurs »* , a-t-il avoué dans une conférence de presse tenue dans le fièvre du concours de ce vendredi soir, réservé au « Work in progress ».

BBoy PLUTO, Junior Bosila BANYA, Samantha MAVINGA et Adriana MARTINEZ sont également de la partie

« Nous en témoignerons à notre retour »

Les retombées de Goma Danse Festival ne sont pas que d’ordre technique. Son but étant de « briser les barrières », cet événement a également la vocation d’envoyer une autre image de la ville de Goma. « À mon retour en France, je témoignerai de ce que j’ai vu ici à Goma. Je dirai que je n’ai rencontré que des gens prêts à vivre en paix et à faire la paix », a promis Adriana MARTINEZ, une autre invitée adoptée par la France après avoir fui la guerre dans son Venezuela natal.

La politique divise, l’art rassemble

Dans un contexte sécuritaire volatile, l’art, principalement la danse se veut être une thérapie pour la population. Faradja BATUMIKE (Initiateur et directeur du festival) s’obstine à rassembler les gens autour de la danse depuis maintenant 7 ans. D’où la nécessité de maintenir un tel rendez-vous, malgré la conjoncture.

Au lieu d’annuler cette édition de Goma Danse Festival, le champion de battle hip-hop au Détours Festival en Belgique est convaincu d’avoir pris la bonne et sage décision. « Oui, il y a la guerre chez nous, mais la danse c’est notre métier. Comme tous les autres travailleurs, nous aussi nous ne pouvons pas arrêter de faire notre travail à cause de ce qui se passe », reste-t-il convaincu.

Lancée depuis le 10 Juin, la septième édition de Goma Danse Festival tirera ses rideaux le 16 de ce mois, soit le dimanche, à l’Institut français. En attendant, un programme très alléchant attend les festivaliers et les festivalières ce week-end.

 

Gaéthan KOMBI

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